...


Ensuite ? Plus rien. Jusqu’au jour où je me retrouvais à ramasser toutes ces pages éparpillées sur le plancher. Puis de m’endormir dessus. Et de me réveiller. Puis de me rendormir. En boucle. Jusqu’à cet étrange réveil.

Devant moi, au milieu de tous mes brouillons chiffonnés et griffonnés, La Peste d’Albert Camus, ouvert à la dernière page :

Écoutant, en effet, les cris d’allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu’il peut rester pendant des dizaines d’années endormi dans les meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse.


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mardi 24 octobre 2017

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