Le roman noir


Le roman noir

Selon les Services Statistiques de l’Union, le roman noir est la lecture préférée de ses habitants. Pour mémoire, rappelons que les lectures des habitants de l’Union sont réparties en quatre grandes catégories de couleur :

Livres noirs : 45 %
Livres rouges : 30 %
Livres roses : 20 %
Livres verts : 15 %

Sans entrer dans le détail d’une méthode scientifique extrêmement complexe et délicate à mettre en œuvre nécessitant l’intervention de nos plus brillants spécialistes, sachez toutefois que :

1. les livres noirs, dont les romans de la même couleur font partie, sont composés d’ouvrages mettant en perspective des individus dans des situations en inadéquation avec les lois de l’Union.

2. les livres rouges, petits et grands, sont constitués des publications pour la jeunesse officiellement étudiées dans le cadre du Système de Rééducation de l’Union. Il s’agit d’œuvres dites imaginatives mettant en exergue les valeurs morales auxquelles l’Union est attachée. On citera « l’Union fait la force » et « La communauté de l’Union », œuvres qui ont maintenant remplacé l’obsolète « bouillon aux herbes folles ».

3. les livres roses sont unifiés sous ce très beau slogan : « les livres roses sont l’Union parfaite entre l’hygiénisme et la clinicité de la sexualité ». Notons à cette occasion que ces deux termes (hygiénisme et clinicité) viennent d’entrer dans le Dictionnaire de l’Union, dictionnaire qui ne figure pour l’instant dans aucune catégorie, mais qui pourrait d’ici deux ou trois ans se retrouver dans la catégorie « livres bleus », le temps que le groupe de travail chargé du choix de la couleur des livres ait rendu son rapport auprès du Ministère de l’Union compétent, et le temps que nos spécialistes recalculent l’ensemble des programmes nécessaires à l’élaboration des statistiques.

4. les livres verts regroupent un ensemble de vieux machins recyclés de développement durable de terroir, dont le fameux « La soupe à l’Union » véritable référence d’un genre finalement encore très jeune.

Maintenant, le concours proprement dit. Le ministère de l’Intérieur de l’Union, orfèvre en la matière, souhaite récompenser une nouvelle où les personnels de son ministère seront mis en valeur dans un vibrant hommage à leur abnégation et à leur courage eu égard à la difficile tâche que constitue l’exercice de leurs fonctions. En espérant, cher ami écrivain de l’Union, que vous ne resterez pas à quai !

Lorsque je fus présenté au lieutenant de police après une interminable attente, rien ne laissait présager de ce qui allait suivre, m’imaginant sans doute découvrir une figure d’un de ces romans noirs qui étaient empruntés par centaines à la bibliothèque dont j’avais la charge depuis maintenant trois ans. Minoritaires et considérés au départ comme des sous romans, les romans noirs s’étaient un jour révoltés contre l’ordre établi. N’en soyez pas étonné ami lecteur, car il en va des livres comme des hommes. Depuis les débuts de l’humanité, le faible se sera révolté contre le fort, tandis que l’humaniste, de son côté, aura soutenu le faible. Et parce que l’homme est homme, le faible sera devenu fort. Et l’on aura alors compris pourquoi l’humaniste le soutenait. Dans le cas d’une révolte particulièrement violente, dans le cas d’un soulèvement terriblement sanglant, alors les forts auront fini par disparaître, laissant leur place au faible qui faute de concurrence le sera resté. Et là, l’humaniste, lassé par l’uniformité d’un monde qu’il jugera peu stimulant pour son intelligence, appellera de toutes ses forces qu’un miracle veuille bien remettre les hommes à leur juste place. Il en va des livres comme des hommes, en tout cas des livres qui sont écrits par les hommes. Mais revenons à notre roman noir…

Je m’attendais donc à découvrir un inspecteur plus ou moins débraillé à la tête d’un bureau poussiéreux jonché de dossiers aux cas jamais élucidés. L’inspecteur aurait dû être en fin de carrière, alcoolique, désabusé, et surtout un célibataire endurci qui n’en était pas moins emmêlé dans des histoires sentimentales encore plus complexes que les cas qu’il n’arrivait pas élucider ; en dernier lieu, il aurait également dû être méprisé par sa hiérarchie, notamment par le commissaire de police, qui régentant en politicien retors ce commissariat de quartier, lorgnait certainement la place de son supérieur au commissariat central. Mais la réalité, ou plutôt notre existence, se déroule souvent bien loin des mirages de la fiction, car voici de quelle façon je fus accueilli alors qu’enfin, j’entrais dans le bureau de l’inspecteur :

- Monsieur, asseyez-vous, je vous en prie !

- Je vous remercie monsieur l’inspecteur.

- Nous sommes sincèrement désolés, mes hommes et moi, de vous avoir fait venir. Mais je suis certain que nous n’aurons pas besoin de trop abuser de votre temps !

- Rien de grave j’espère, monsieur l’inspecteur ?

- Non, rien de grave, monsieur le bibliothécaire, ne vous inquiétez pas !

En prononçant cette brève entrée en matière, l’affable officier de police avait habilement contourné son bureau pour venir me saluer, ce qui me laissa le temps de jeter un regard furtif sur les aspects les plus saillants de sa physionomie. Il avait tout du fonctionnaire s’apprêtant à grimper les échelons de la hiérarchie, à commencer par sa façon de s’habiller, me rappelant ainsi combien il était important de soigner son apparence lorsque l’on souhaitait emprunter rapidement le long chemin qui mène vers le pouvoir : costume bleu-marine en laine réalisé sur mesure et parfaitement ajusté ; chemise blanche aux reflets bleutés et cravate idoine. Certes, l’énumération vous paraîtra peu enthousiasmante, et j’en suis le premier désolé, mais la tenue de l’inspecteur, même si elle n’était pas dénuée d’élégance, ne laissait effectivement aucune place à la fantaisie. Tout avait été pensé dans le moindre détail, jusqu’à la couleur des chaussettes qui se dérobaient à mon regard sous un pantalon impeccablement ourlé sur de longues chaussures, et dont les lacets même étaient dans le ton d’un triptyque qui se terminait un peu plus haut par une ceinture fermement serrée à la taille. Adaptait‑il d’ailleurs toujours aussi élégamment sa tenue vestimentaire en fonction des circonstances ? Après avoir reçu le bibliothécaire de la ville, sortira-t-il du casier en fer relégué dans un coin reculé de la pièce, une paire de bottes en caoutchouc et un ample imperméable, les deux dans un jaune marin du plus bel effet, et qui étaient destinés aux humides virées nocturnes organisées au fond des bois à la recherche d’une promeneuse imprudente ? Et si je parle ici d’une promeneuse imprudente, que vous ne vous mépreniez point quant à mes propos, car j’étais moi-même horrifié et extrêmement choqué de constater que la féminité n’avait sans doute jamais été autant en danger, notamment depuis que le Ministère des Femmes de l’Union avait décidé d’octroyer deux journées par semaine à la condition féminine ; à croire que tout ceci commençait malheureusement à taper sur le système de pas mal de mâles en mal de virilité. Ainsi, un cruel paradoxe voulait que d’un côté la féministe gonflât sans prendre le moindre risque sa poitrine devant les photographes, et que de l’autre, l’amoureuse de la nature bravât de grands dangers en allant effectuer une simple promenade dans le bois derrière chez elle, tant il n’était pas rare hélas qu’on la retrouvât à demi nue avec un sac-poubelle bleu sur la tête, le travail du commissaire dandy en tenue de pêcheur se bornant alors à déterminer si la femme avait été violée avant ou après avoir été étranglée. Je m’interrogeais d’ailleurs sur le fait que ce genre de statistiques n’intéressât pas tant que cela les services dédiés au sein du gouvernement de l’Union. Curieuse Constitution de l’Union qui avait gravé dans ses textes fondateurs le droit de vivre. Curieuse époque qui ne vous en laissait pas le temps…

- Pardonnez-moi de vous avoir fait patienter si longtemps, monsieur le bibliothécaire, mais j’ai dû me rendre en urgence à la morgue pour une identification. Une glauque histoire d’adultère encore une fois. Depuis que l’on a enlevé du Code Civil de l’Union que les époux ne se devaient plus fidélité, je n’ai jamais eu à faire face à autant d’homicides de ce genre. Mais oublions mon sordide quotidien voulez-vous ? car sans doute souhaiteriez-vous plutôt connaître les raisons qui vous auront emmenées jusqu’ici ?

- Je pensais que c’était vos collègues qui m’avaient emmené là, monsieur l’inspecteur, mais je vous en prie, je suis à votre écoute !

- Vous êtes vraiment un homme d’esprit, monsieur le bibliothécaire. Et en parlant d’écoute, je voulais justement vous faire entendre…

Un bruit sourd vint soudain interrompre le début de la joute oratoire des deux hommes, interruption d’autant plus dommageable que l’écrivain avait entretenu pendant un instant l’espoir de pouvoir revenir à une forme de récit un peu plus à son goût. Cependant, tout en déplorant qu’il ne fût pas toujours libre d’écrire exactement comme il le souhaitait, il accepta de mauvaise grâce le cours que prenaient les événements, et suivit en maugréant, sans vraiment prendre le temps de chercher une métaphore un tant soit peu originale, le courant d’un fleuve qui s’apprêtait à affronter de bien sombres remous.

Le visage de l’inspecteur, sur lequel je n’avais fait entrevoir jusqu’à présent qu’un demi sourire de contrefaçon, se transforma en un rictus inquiet et bien réel, en même temps qu’il se précipitait sur le téléphone ; le vacarme se rapprochait. Il me sembla percevoir comme des bris de verre, des éclats de voix, des détonations. Le policier, raccrochant rageusement le téléphone dont la ligne avait très certainement été coupée, s’empara alors de son arme de service et m’intima l’ordre de me mettre à l’abri. Le brouhaha était tel maintenant, et les cris si stridents, qu’un réflexe me fit placer mes mains derrière ma tête, les coudes en protégeant les côtés, un peu comme ces passagers d’un avion en chute libre qui, sachant pourtant pertinemment qu’ils vont mourir au moment même de l’impact, appliquent jusque dans leurs derniers instants les consignes des hôtesses de l’air dont ils moquaient le rituel sécuritaire juste avant le décollage. Alors que j’allais essayer de me cacher sous un meuble quelconque, la porte du bureau du policier s’ouvrit violemment sous l’effet du souffle de l’explosion qui venait d’ébranler tout le bâtiment. Une épaisse fumée blanche et noir envahit immédiatement l’officine pendant qu’un lourd silence s’abattait dans l’espace. L’officier de police n’eut pas le temps de se servir de son arme face à la masse rougeâtre, fumante et haletante qui venait de pénétrer dans la pièce ; sans sommation aucune, elle vida son chargeur sur le fonctionnaire dont la fulgurante carrière annoncée appartint alors irrémédiablement au passé. Sur le costume bleu à peine froissé, le rouge commençait son inexorable invasion dans un goutte à goutte très pudique.

- Yippee-ki-yay, motherfucker ! s’exclama alors l’homme sorti du néant (ou d’un divertissement pour salle obscure, ce qui finalement était à peu près la même chose).

- Excuse-me mister, but I don’t understand very well. Hum… Can you speak in french ?

À cet instant, l’homme, recouvert de sang et les pieds nus, me tendit une télécommande en criant : « Subtitles ! Choose your fuckin’ subtitles ! »

Pause. Retour au chapitre précédent. Choix des sous-titres : français. Fin de la pause.

- Yippee-ki-yay, pauvre con ! s’exclama alors l’homme sorti du néant (ou d’un divertissement pour salle obscure, ce qui finalement était à peu près la même chose). Follow me ! Pardon, suivez-moi et vite ! J’ai pour mission de vous faire sortir de cet endroit où vous n’avez pas votre place !

- Mais enfin ! de quoi parlez-vous ? Ne croyez-vous pas que c’est plutôt votre présence qui est quelque peu déplacée ? Et je n’ose même pas parler de votre comportement ni de votre accoutrement !

- No you motherfucker ! pardon… Non cher monsieur ! C’est vous qui n’avez rien à faire ici. Vous devriez être dans un roman noir ! Pensez-vous vraiment que cela soit le cas ? L’ordinateur central a complètement déconné et s’est emmêlé les pédales entre « roman noir » et « roman policier ». Il a fallu le reprogrammer sur « film d’action » afin que je puisse intervenir ! Mais nous contrôlons la situation maintenant, je vais vous sortir de ce trou à rats et…

Mais le disque digital est versatile. Il se raye, il s’enraye, et voici le bibliothécaire qui disparaît dans une bouche d’égout dont la plaque avait été négligemment mise de côté par les accessoiristes du studio. On imaginera alors le pauvre homme glisser dans un long et inextricable réseau tubulaire jusqu’à ce que la chute se fasse de plus en plus lente et que son corps inconscient bascule presque en douceur au fond d’une salutaire dépression que le sol avait creusée pendant de nombreux siècles pour fuir sa mélancolie et l’usure du temps. Comment allait-on le retrouver après cette plongée dans les profondeurs de la terre ? Sans mémoire au fond d’une caverne ou d’un souterrain ? Notre rangeur de livres, qui n’avait pour l’instant eu que des amours platoniques (curieuse image allégorique), allait-il être propulsé dans un univers en perte de sens peuplé de rongeurs de livres et d’amours œdipiens ou toute situation plus ou moins complexe que ne renierait pas une certaine madame Fusin‑Dumerg ? Vous le saurez en découvrant la deuxième saison de… non, franchement, tout ceci est ridicule…


*

* *

Ma main rentre en contact avec une substance amniotique. Je prends un peu de ce tiède fluide dans le creux de ma paume et le porte à ma bouche. Il a le goût du sucre et de l’argile, et je sens comme des grains craquer sous mes dents. J’entends les gouttes tomber d’entre mes mains dans des petits sons cristallins qui éclaboussent le sol. Je redresse légèrement la tête, et encore replié presque entièrement sur moi-même au moment où j’entrouvre les yeux, je n’arrive pas à distinguer quoi que ce soit ; il me faudra du temps pour deviner que je suis entièrement entouré de noires parois ; il me faudra du temps pour découvrir face à moi, une petite brèche autour de laquelle quelques coups donnés laissent entendre la faible épaisseur de la cloison. J’approche doucement mes doigts de la fissure ; j’hésite un instant à les insérer et préfère caresser imperceptiblement la légère boursouflure humide qui enveloppe la petite fente ; alors, lentement, j’entreprends d’écarter la brisure qui se met à suinter abondamment avant de rendre l’âme dans un long déchirement organique. L’espèce de membrane qui m’emprisonnait gît maintenant piteusement à mes pieds. Il fait froid et je commence à grelotter, prenant tout à coup conscience de la chaleur qui m’entourait quelques instants auparavant. Je ne distingue toujours rien ; une envie subite de hurler et de pleurer s’empare de moi ; la panique m’enlace dans sa douce folie et alors que je veux m’élancer à la recherche d’une nouvelle source de chaleur, j’arrive à peine à me lever. Je titube. Une rugosité et je m’écroule face contre terre. Enfin la tiédeur d’une substance liquide, sans doute le sang qui s’écoule de mon nez blessé. Mais qu’importe, c’est enfin un peu de chaleur qui m’apporte le souffle d’une tranquillité passagère. Je suis toujours plongé dans l’obscurité. Peut-être suis-je vraiment dans un roman noir dorénavant ; mais le bibliothécaire que j’étais devait-il prendre tout ce qui était écrit au pied de la lettre ? C’est à ce moment que dans le noir, s’éleva un murmure dont je ne discernai que des bribes :

Je suis malade […] méchant […] rien d’attrayant […]

Le chuchotement s’interrompit un instant. D’où je me trouvais, si je ne pouvais absolument rien voir, j’entendis en revanche distinctement le bruit de la page qui se tournait.

[…]souterrain sordide[…]

Le murmure reprit pendant quelques secondes, puis s’arrêta de nouveau, comme si son auteur avait senti ma présence. J’avançai maintenant lentement vers ce que je croyais être la source de la psalmodie. Après quelques pas, l’obscurité sembla laisser la place à la pénombre, et je commençai à distinguer comme une vague lueur. Plus je m’approchai et plus la lueur se muait en lumière. La litanie reprit, et à l’instant même où je m’aperçus qu’elle se muait progressivement en une lecture claire et intelligible, un bruissement de plus en plus fort vint la recouvrir totalement. Quelle ne fut pas ma stupeur en découvrant des milliers de rats affairés autour d’innombrables ouvrages plus ou moins altérés par l’humidité des lieux ! Au milieu de cet improbable agencement, un rat qui me sembla plus gros que les autres trônait bizarrement au‑dessus de ses congénères. J’avançai encore un peu et, arrivant enfin à sa hauteur, je fixai incrédule le petit mammifère. Il était là à se trémousser sur un livre, son museau en reniflant consciencieusement chaque recoin, chaque page, chaque ligne et chaque lettre, comme si de l’encre pouvait s’échapper une substance odorante dont il raffolait. Parfois, le reniflement s’arrêtait pour laisser place à ce que j’interprétais comme un petit éternuement. Au bout d’un court instant, visiblement satisfait, il se recula pour sortir du livre, tourna la page avec son museau et reprit son manège au milieu de l’ouvrage. Et puis, tout à coup, sans que j’eus l’impression qu’il sentait ma présence, il se mit à parler et je reconnus alors dans cette voix maintenant si proche, le murmure lointain qui m’avait guidé jusqu’à lui :

« Dans le monde d’aujourd’hui, ce sont les rats qui gardent les livres. Au-dessus, loin de la pénombre de cette caverne, les êtres humains quant à eux, les font disparaître. En de telles circonstances, où vaut-il mieux être, Monsieur le bibliothécaire ? En de telles circonstances, qui vaut-il mieux être, Monsieur le bibliothécaire ? Regardez bien autour de moi tout ce grouillement de pattes ; et si ce maelström ressemble à s’y méprendre à une scène de hall de gare, ici au moins, les rats ne s’entre-tuent pas. Alors Monsieur le bibliothécaire, qu’attendez-vous pour venir vous installer avec nous ? Je ne vous propose pas de venir me rejoindre au milieu de ce livre, car sans doute préférez-vous mettre un peu de distance vis-à-vis de ces ouvrages dont l’imaginaire qui s’en échappe viennent s’immiscer dans votre propre réalité. De surcroît, vous avez certainement consacré, au cours de ces trois dernières années, la totalité de votre temps aux livres : à les classer ; à les ranger ; à souffler la poussière sur ceux qui s’endormaient dans le fond d’une bibliothèque ; et à les lire aussi parfois… Peut-être même de façon fugace avez-vous, au cours d’une nuit passée derrière les vitres d’une porte-fenêtre, pensé à en écrire un avant de renoncer avec raison à cette folie passagère. Ne regrettez rien, et oubliez cela maintenant voulez-vous ? Allez plutôt vous fondre dans la masse de vos condisciples. Ah ! une dernière chose… Si du large tube que vous voyez là-bas devait un jour tomber un livre, n’allez pas non plus le fuir comme la peste : apportez-le-moi… »


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lundi 11 septembre 2017

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