La complainte Rutebeuf

jeudi 19 juin 2014
par  Zevoulon
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Les maux ne savent seuls venir :
Tout ce qui pouvait m’advenir
Est advenu.
Que sont mes amis devenus,
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés ?
Je crois qu’ils sont trop clair semés,
Point n’est levé.
De tels amis m’ont bien trahi,
Que, tant que Dieu m’a assailli
De tous côtés,
N’en vis un seul en ma maison.
Le vent, je crois, les m’a ôtés :
L’amour est morte.
Ce sont amis que vent emporte,
Et il ventait devant ma porte :
Sont emportés

Dans La poésie du passé de Paul Éluard. Éditions Robert Laffont - Bouqins - p21


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