Vie active

jeudi 18 septembre 2025
par  Paul Jeanzé

Descente
Code
Barrière qui s’ouvre
Petit emplacement
De gros piliers en béton
Voiture garée en sous-sol
 
Étroit couloir
Poussière en tas
Un ascenseur qui grince
Ouverture sur une dalle grise
En travaux
Gravats
Détritus
Et divers matériaux
 
Traversée de la dalle
Nouveau code
Porte qui résiste
Un badge pour compter les heures perdues
Un large hall blanchâtre
Une porte
Des escaliers
Un nouveau badge pour monter au premier
 
Un bureau à trois
Des allées et venues
Des conversations qui traversent les murs
Un écran à gauche et un autre à droite
Je fais ma part en attendant mieux
Mais mieux que quoi
Sinon rentrer chez moi
 
Onze heures et demie
Retour dans les escaliers
Direction le sixième
Doucement
Mes jambes ne montent plus quatre à quatre
Bien avant la retraite
Qu’elle est déjà loin ma jeunesse
 
Un frigo
Deux micros-ondes
Une grande table
Je suis seul
Il fait beau
Je peux même ouvrir la fenêtre
Je respire avec délice
Un peu d’air frais
 
C’est l’heure de la pause déjeuner
Je prends mon temps pour déguster
Mes petits plats préparés à la maisonnée
Je ne suis pas un grand cuisinier
Mais dans mes préparations
Aucun arôme artificiel
On y trouve pêle-mêle
Des herbes de Provence
De la coriandre et un peu d’aneth
 
Entre deux bouchées
Je regarde dehors
On y voit de nombreux autres immeubles
De sveltes tours en verre
Alternent avec des massives constructions en béton
En contrebas quelques arbres
Un peu de verdure
Mais tout cela reste bien urbain
Quelle place ici-bas pour l’être humain ?
 
Là-haut l’air me semble cristallin
Le Divin moins loin
Le calme et la solitude m’ouvre la voie vers l’introspection
Un peu de méditation
Et de contemplation
 
Mon repas touche à sa fin
J’entends des voix provenir des escaliers
Midi est à peine passé
Pour d’autres aussi
Est venu le temps de la pause déjeuner
Je leur laisse la place bien volontiers
Et leur souhaite de trouver
Sinon la solitude
Au moins un peu de quiétude
Et de tranquilles conversations
Loin du cliquetis des claviers
Et des téléphones qui ne cessent de sonner

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Une journée ordinaire

Aujourd’hui est une journée ordinaire... enfin je crois. Je profite donc de cette journée ordinaire pour mettre en ligne mon dernier roman, intitulé sobrement... une journée ordinaire.

Dans la mesure où j’aurai eu besoin d’un peu plus de quatre années pour voir ce petit livre achevé, ne devrais-je pas considérer cette journée comme extraordinaire ? Peut-être... peut-être pas. D’une certaine façon, n’est-il pas extraordinaire de pouvoir profiter d’une journée ordinaire ?

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne journée... ordinaire.
Paul Jeanzé, le 19 décembre 2025


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