Vie active
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DescenteCodeBarrière qui s’ouvrePetit emplacementDe gros piliers en bétonVoiture garée en sous-solÉtroit couloirPoussière en tasUn ascenseur qui grinceOuverture sur une dalle griseEn travauxGravatsDétritusEt divers matériauxTraversée de la dalleNouveau codePorte qui résisteUn badge pour compter les heures perduesUn large hall blanchâtreUne porteDes escaliersUn nouveau badge pour monter au premierUn bureau à troisDes allées et venuesDes conversations qui traversent les mursUn écran à gauche et un autre à droiteJe fais ma part en attendant mieuxMais mieux que quoiSinon rentrer chez moiOnze heures et demieRetour dans les escaliersDirection le sixièmeDoucementMes jambes ne montent plus quatre à quatreBien avant la retraiteQu’elle est déjà loin ma jeunesseUn frigoDeux micros-ondesUne grande tableJe suis seulIl fait beauJe peux même ouvrir la fenêtreJe respire avec déliceUn peu d’air fraisC’est l’heure de la pause déjeunerJe prends mon temps pour dégusterMes petits plats préparés à la maisonnéeJe ne suis pas un grand cuisinierMais dans mes préparationsAucun arôme artificielOn y trouve pêle-mêleDes herbes de ProvenceDe la coriandre et un peu d’anethEntre deux bouchéesJe regarde dehorsOn y voit de nombreux autres immeublesDe sveltes tours en verreAlternent avec des massives constructions en bétonEn contrebas quelques arbresUn peu de verdureMais tout cela reste bien urbainQuelle place ici-bas pour l’être humain ?Là-haut l’air me semble cristallinLe Divin moins loinLe calme et la solitude m’ouvre la voie vers l’introspectionUn peu de méditationEt de contemplationMon repas touche à sa finJ’entends des voix provenir des escaliersMidi est à peine passéPour d’autres aussiEst venu le temps de la pause déjeunerJe leur laisse la place bien volontiersEt leur souhaite de trouverSinon la solitudeAu moins un peu de quiétudeEt de tranquilles conversationsLoin du cliquetis des claviersEt des téléphones qui ne cessent de sonner
