Mishna Demaï - Chapitre 1

dimanche 19 juillet 2026
par  Paul Jeanzé

Mishna 1.1

Les [produits suivants] sont traités avec indulgence en ce qui concerne [les règles du] demaï [1] : les figues vertes, les jujubes sauvages, les azeroles [2], les figues blanches sauvages, les jeunes figues de sycomore, les dattes tombées, le fenouil et les câpres. En Judée, également le sumac, le vinaigre de Judée et la coriandre. Rabbi Juda dit : toutes les figues non mûres sont exemptées, à l’exception de celles provenant d’un arbre qui porte des fruits deux fois par an. Tous les jujubes sauvages sont exemptés, à l’exception des jujubes sauvages de Shikmonah. Toutes les jeunes figues de sycomore sont exemptées, à l’exception de celles qui ont été scarifiées.

Demaï - chapitre 1 - michna 1

Mishna 1.2

La [deuxième dîme du] demaï n’est pas soumise à [la règle de l’ajout d’un] cinquième. Elle n’a pas de délai obligatoire pour être prélevée. Elle peut être consommée par un onen [3]. Elle peut être apportée à Jérusalem et en être ressortie. On peut autoriser la perte d’une petite quantité en chemin. On peut la donner à un am haaretz [4] et en consommer l’équivalent à Jérusalem. [L’argent de la deuxième dîme du demaï] peut être échangé contre [d’autres] pièces d’argent, contre [d’autres] pièces de cuivre, contre de l’argent contre du cuivre, et contre du cuivre contre des produits agricoles, à condition que ces produits soient à nouveau échangés contre de l’argent, selon les paroles de Rabbi Meir. Mais les sages disent : les produits eux-mêmes doivent être apportés et consommés à Jérusalem.

Demaï - chapitre 1 - michna 2

Mishna 1.3

Si un homme a acheté [des céréales à un am haaretz] pour les utiliser comme semence ou comme [nourriture] pour les animaux, de la farine pour les peaux, de l’huile pour une lampe ou de l’huile pour graisser des ustensiles, cela est exempté des [règles du] demaï. [Les produits cultivés] au-delà de Cheziv et au nord sont exemptés des [règles du] demaï. La hallah d’un am haaretz, les produits mélangés à de la terumah, les produits achetés avec l’argent de la deuxième dîme, et les restes des offrandes de minhah sont exemptés des [règles du] demaï. L’huile aromatisée [avec des épices provenant d’un am haaretz] : Bet Shammaï la soumet [aux règles du demaï]. Mais Bet Hillel l’exempte.

Demaï - chapitre 1 - michna 3

Mishna 1.4

Le demaï peut être utilisé pour faire un érouv [5] et pour former une association [de ruelles], et on récite une bénédiction dessus, et on lance une invitation [à réciter le Birkat Hamazon] dessus, et on peut en séparer [les dîmes] même quand on est nu, ou au crépuscule [la veille du Shabbat]. Et s’il en a prélevé la deuxième dîme avant la première, cela n’a pas d’importance. L’huile avec laquelle le tisserand graisse ses doigts est soumise aux règles du demaï, mais celle que le cardeur applique sur la laine en est exemptée.

Demaï - chapitre 1 - michna 4

[1Demaï : produit de dîme douteux

[2Fruit de l’azerolier, au goût aigrelet, de la couleur et de la grosseur d’une cerise, et contenant plusieurs petits noyaux.

[3Un « onen » est une personne dont un proche est décédé et qui n’a pas encore été enterré.

[4am haaretz : terme utilisé dans le langage courant au sens d’ « ignorant », désignant en particulier une personne qui ne connaît rien aux questions juives.

[5Un érouv est une clôture destinée à servir une communauté juive qui vit selon les lois et les règles du Talmud et de la Torah. L’érouv délimite, dans les villes où il y en a, la zone dans laquelle certaines activités normalement interdites (comme l’action de porter) peuvent être réalisées lors des jours de chabbat et de certaines fêtes juives. Cette clôture peut être réelle (ainsi, dans le cas d’une ville naturellement entourée de murailles) ou symbolique (un simple fil, tendu entre des arbres et des poteaux électriques).


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Une journée ordinaire

Aujourd’hui est une journée ordinaire... enfin je crois. Je profite donc de cette journée ordinaire pour mettre en ligne mon dernier roman, intitulé sobrement... une journée ordinaire.

Dans la mesure où j’aurai eu besoin d’un peu plus de quatre années pour voir ce petit livre achevé, ne devrais-je pas considérer cette journée comme extraordinaire ? Peut-être... peut-être pas. D’une certaine façon, n’est-il pas extraordinaire de pouvoir profiter d’une journée ordinaire ?

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne journée... ordinaire.
Paul Jeanzé, le 19 décembre 2025


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8 janvier - Les dix-neuf lettres (Samson Raphaël Hirsch)

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