Une journée ordinaire (2025)

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Citation
L’ivresse du moment ne dure jamais qu’un instant.
(alcoolique) Anonyme
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I
« Bonjour, chers auditeurs qui nous rejoignez en ce tout début de matinée ; il est six heures et une vingtaine de minutes. Les titres du journal de six heures trente, Jean‑Robert Marronnier.
— Au cours de la nuit, les bombardements de la Coalition se sont intensifiés au nord du Kashistan, (…)
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II
Jean était à peine installé dans sa voiture que sa colère céda la place à une profonde lassitude empreinte de tristesse. Alors qu’il manœuvrait pour sortir du garage, il eut soudain envie de descendre de son véhicule et de courir vers sa femme pour s’excuser ; il commença d’ailleurs à se garer (…)
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III
« Salut Dédé ! — Bonjour Michel. — Comme d’habitude mon Dédé ? — Comme d’habitude… — Patron ! Un allongé pour Dédé et un expresso bien serré pour ma pomme ! — Merci, Michel… — Dédé, je ne sais pas si tu as vu le match hier soir, mais ce n’était pas comme mon expresso ; il n’était pas bien (…)
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IV
Jean quitta le Café des Sports d’un pas lent, la tête basse. Au‑delà de cette morosité qu’il traînait comme un fardeau, peut-être voulait-il également éviter d’avoir à se confronter avec le sinistre panorama qu’offrait la cité administrative : un enchevêtrement d’immeubles en béton parmi (…)
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V
Il était plus de vingt heures lorsque Jean franchit le seuil de la petite cour intérieure qui invitait le visiteur à entrer en toute confiance dans la maison de Michel. Finalement, il avait passé la totalité de sa journée enfermé dans son bureau. Il n’avait pas pris le temps de se restaurer et (…)
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VI
Lorsque Jean quitta le domicile de Michel, il était vingt-trois heures ; il faisait nuit et une pluie fine tombait négligemment sur un trottoir rendu glissant. Jean, dont les pas étaient mal assurés, manqua de tomber ; il chancela un court instant avant de parvenir à retrouver l’équilibre en (…)
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VII
Jean avait la tête collée contre un hublot et les yeux plongés dans la brume. Avec ses parents, il se rendait en Angleterre au mariage d’une connaissance de sa mère. Jean soupira… Leur départ avait été retardé d’une heure ; qu’il avait pu s’ennuyer en regardant les publicités de la salle (…)
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VIII
Son année de première venait de se terminer ; Jean n’avait pas encore dix-sept ans. Devant des résultats scolaires très moyens, ses parents, enfin surtout sa mère, décidèrent de l’envoyer un mois en Allemagne en espérant qu’il y ferait des progrès. En effet, alors qu’il apprenait cette langue (…)
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IX
Depuis sa cellule, Jean se demanda si le petit matin n’était pas arrivé. En effet, même si les bruits du commissariat lui parvenaient de manière étouffée et lointaine, il lui sembla qu’ils étaient maintenant plus nombreux. De plus, les effets de l’alcool s’étaient entièrement dissipés ; seul son (…)
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